Ecriture à visée professionnelle

Les Ecritures du travail :

"j'écoute donc j'écris"

 

Macao Ecriture(s) propose à partir de 2017 d'ouvrir ses ateliers aux professionnels de l'accompagnement, du soin,  de l'éducation et du social.

 

"Gens de parole», d’écoute, inscrits dans une longue tradition de l’oralité… les soignants, travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants et artistes intervenant entendent les difficultés multiples, auxquelles se confrontent les personnes et les familles prises en charge dans les champs éducatifs, sanitaires et sociaux.

 

Au-delà des évaluations communes et des partenariats qui ouvrent aux échanges et aux co/constructions, comment proposer un espace de créativité qui permette de déposer et de transformer ce qui s'engrange intérieurement chez chaque professionnel, au fil du temps.

 

Comment émettre et transmettre, délier l’écrit, faire histoire ?

 

Cet atelier d'écriture met le travail au travail par le biais de médiations artistiques et de propositions puisées dans la fiction, les photographies, les extraits littéraires, les reproductions d'œuvres, les fragments graphiques ou visuels issus de la BD, du street-art, de la vidéo…

Ces déclencheurs permettent de former groupe et de prendre suffisamment de distance avec la réalité quotidienne pour la réécrire sur un mode créatif. En modelant la phrase, en jouant avec les mots, en reprenant le pied de la lettre, chaque écrivant construit son récit dans l'intimité de l'atelier commun, lieu du seul ensemble.

 

par Isabelle Ferré,  géographe-urbaniste et artiste-thérapeute.  Formations CNAM Psychopathologie du travail et Clinique de l'activité. ALEPH ateliers d'écritures. INECAT  Art & Thérapie.

 

Atelier Fiction Expérimentation

Ecriture de l'évènement

Public

Ayant pour thème premier "l'écriture de l'événement"*, ce cycle d'ateliers s'adresse aux professionnels de la Ville et des champs sanitaires et sociaux, aux médiateurs artistiques, art-thérapeutes, urbanistes souhaitant approfondir un travail d'écriture dans leurs pratiques.
A partir de matériaux visuels et plastiques ainsi que de consignes puisées au cœur des arts, de la littérature, de la presse et du documentaire-fiction, chaque atelier déroule un chemin de traverse: la fiction ouvrira une porte nouvelle invitant à revisiter l’événement, transformant sa représentation pour lui donner sens et l'inscrire dans le temps long de la reconstruction.

 

Le dispositif

Temps d'écriture de 1h30 suivi d'échanges sur le dispositif proposé, la pratique et les retours d'expériences. En résonance avec cette réflexion de l'écrivain Laurent Gaudé. "Dans les périodes de grand tremblement, il est primordial de parvenir à construire un récit de ce que l'on vit. Le récit, romanesque, poétique… est une façon de reprendre possession des choses."


Les mercredis : 18h30/21h30. Paris.

Calendrier septembre à décembre 2016: 28/09 . 5/10 . 19/10 . 2/11 . 16/11. 30/11 . 7/12 .

Animé par

Isabelle Ferré, art thérapeute, journaliste, géographe-urbaniste. (arts narratifs, fictions, arts plastiques et audiovisuels).

Tarifs

Atelier : 30€ / Carnet de 5 séances consécutives 100€/ Gratuité pour les intervenants de l'EVS Escale dans le cadre de la formation interne.

Envisagé dans ses dimensions intimes et/ou collectives, l’événement est ce qui est nouveau,

ce qui se détache de ce qui le précède et ne peut y être ramené. L’événement n’est pas simplement ce qui rompt la trame des choses. C’est aussi ce qui initie une nouvelle trame, au tissage de laquelle l'écriture peut contribuer.

L'atelier s'inspire des travaux de Boris Cyrulnik sur le processus de résilience, mettant

en lumière l’importance du récit fictionnel dans la revitalisation de l'être, confronté à l'expérience traumatique.  


Sous le choc de l'événement "la personne se trouve en situation d'hébétude.

La neuro-imagerie réalisée auprès de personnes en début de syndrome post- traumatique a montré au niveau du cerveau que tout est déconnecté, rien ne passe

plus, le cerveau ne peut plus traiter les informations. Dès que se met en place un

soutien, préverbal, parfois non verbal, alors le cerveau lentement se remet à

fonctionner. A ce moment parler est possible: il y a donc une procédure à suivre et à ce moment l'alentour joue un rôle majeur. "(*)  


Cet alentour sera affectif, social et aussi professionnel. Ainsi l'accompagnement art-thérapeutique, privilégiant l'expression artistique à l'usage de la parole, en partant d'un processus créatif  antérieur à la phase langagière, verbale, contribuera à transformer la  souffrance  et l'empreinte traumatique du souvenir en matériau personnel de reconstruction. Car entre ne pas parler, au risque de l'isolement affectif et sensoriel source de psycho-traumatismes durables, et faire parler à tous prix au risque de renforcer la mémoire du trauma, seuls l'espace et le temps de l'élaboration permettront de se reconstruire en reconstruisant son récit.

Ce travail de réécriture, sans se fasciner par le passé, va modifier la représentation de ce qui est arrivé. "Modifier, sans oublier, ni être prisonnier de sa mémoire. Elaborer pour transformer a représentation du passé, aidé par une relation soutenante.  Alors commence la résilience, dans ce nouveau récit." (*)

(*) Boris Cyrulnik  (Emission C.dans l'air France 5. 11.08.2016)


 

Macao Ecriture(s)

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